Introduction à la pensée symbiotique
La pensée dite symbiotique est un processus à la fois physique et mental permettant de s'intégrer au monde. Cette connexion, cette sensation d'appartenance à un tout, et plus encore d'interdépendance, permet une meilleure appréhension de notre place dans l'univers en tant qu'êtres vivants et pensants. À son tour, cette compréhension vise à nous offrir une paix intérieure, mais aussi à impacter subtilement le monde par le biais d'une pensée renforcée et contrôlée.
Comment se pratique la pensée symbiotique ?
Dans l'ensemble, la pensée symbiotique a été délaissée par l'humanité. La constitution de sociétés toujours plus éloignées de la nature a exacerbé ce phénomène. Cependant, il existe quelques méthodes pour se rétablir ce lien spirituel.Les interactions physiques essentielles :
- La marche
- La contemplation
- Le contact animal
- L'épreuve
- La méditation éclairée
- La visualisation des symboles primordiaux
L'essence de la pensée symbiotique
La pensée symbiotique est fondée sur les principes du Sohnaris. De par sa nature profondément ancrée au monde physique et spirituel, le Sohnaris constitue une base puissante sur laquelle l'esprit peut se reposer.L'inclusivité, l'équilibre et l'imagination du Sohnaris sont des principes d'amour universel qui donnent toute leur puissance à la pensée symbiotique.
L'amour universel, une clef ésotérique
L'amour universel se caractérise par un sentiment de bonté inconditionnelle porté sur toutes choses. La positivité, l'acceptation et l'observation augmentent la force de l'individu, et peut parfois impacter son entourage.Sans cette ouverture d'esprit, il serait difficile de pouvoir exercer la moindre influence sur notre monde. C'est un exercice à la fois mental et physique très exigeant, bien loin d'une passivité contemplative, il s'agit d'augmenter sa présence et de se lier à son entourage.
Origine de la magie et autres arcanes
Toutes les pratiques dites magiques sont des tentatives très poussées d'exploiter la pensée symbiotique. Cependant, la plupart échouent car elles se focalisent trop sur un objectif insensible, et pas assez sur l'univers qui les entourent.Parmi ces pratiques, la magie blanche, par exemple, est la plus proche du Sohnaris, car elle s'appuie sur la bonté et l'amour. Les autres pratiques, même parmi celles considérées comme immorales, se reposent toutes de près ou de loin sur la magie blanche. Ainsi, la magie dite noire n'est ni plus ni moins qu'une déformation de la magie blanche.
Les interactions physiques essentielles
La pensée symbiotique ne peut exister sans une implication directe du corps dans le monde. L'esprit seul dérive, et le corps seul subit. C'est dans leur union que naît une perception plus juste de la réalité.
Ces pratiques ont en commun une rupture avec les rythmes imposés par les sociétés humaines modernes. Elles ralentissent, simplifient, et ramènent à des dynamiques plus proches du vivant. Moins complexes en apparence, elles portent pourtant une profondeur originelle que nos modes de vie tendent à effacer.
La marche
La marche est le mouvement le plus naturel de l'être humain. Elle ne demande ni objectif, ni performance. En avançant sans contrainte, le corps retrouve un rythme organique, et l'esprit s'aligne progressivement sur ce flux.Utilisée comme initiateur spirituel par les druides, elle est une pratique de connexion directe à la nature. Elle permet de libérer l'esprit des tensions accumulées, de dissoudre les pensées parasites, et de retrouver une forme de clarté intérieure.
Marcher, c'est accepter de ne pas aller plus vite que soi-même. C'est une mise en accord silencieuse avec le monde.
La contemplation
Contempler consiste à observer sans chercher à modifier. C'est un exercice d'abandon du contrôle, où l'attention se pose sans attente.Dans cet état, les détails reprennent de l'importance, et ce qui semblait insignifiant devient porteur de sens. La contemplation permet également de prendre du recul, de remettre les choses en perspective, et de nourrir la créativité.
Elle ne transforme pas le monde, mais transforme le regard que l'on porte sur lui.
Le contact animal
Les animaux vivent en dehors des constructions mentales humaines. Leur présence est directe, sans détour.Entrer en contact avec un animal, c'est se confronter à une forme de vie fragile, soumise à son environnement, et profondément dépendante de son équilibre. Cela nous rappelle l'impact que nous avons sur le vivant, mais aussi notre propre nature.
Car malgré les structures que nous avons construites, nous restons avant tout des animaux. L'oublier, c'est se couper d'une partie essentielle de nous-mêmes.
L'épreuve
La vie elle-même est une épreuve. Pour la majorité des êtres vivants, exister signifie survivre. Chaque instant est une forme de lutte, parfois invisible, mais constante.Les sociétés humaines ont progressivement créé des extrêmes : certains ne luttent plus, tandis que d'autres ne font que lutter. Dans les deux cas, un déséquilibre s'installe.
La facilité sans épreuve mène à la stagnation. La lutte sans relâchement épuise sans transformer.
C'est dans l'alternance entre tension et apaisement que se construit une progression véritable. L'épreuve fragilise les certitudes, et le repos permet de les réorganiser.
Ainsi, l'évolution ne naît ni de la douleur, ni du confort, mais du passage entre les deux.
Les formes primordiales
Les symboles primordiaux sont constitués de trois formes arrondies : l'arc de cercle, le cercle, et le disque. Ce sont des figures géométriques simples, inspirées de notre univers.
Des atomes aux étoiles, jusqu'à la manière dont la gravité et le magnétisme se manifestent, les courbes se retrouvent partout dans l'univers. Ces formes sont au coeur des neuf composants du Sohnaris.
Arc de cercle
L'arc de cercle est la forme primitive qui permet de tracer le cercle et le disque. En revanche, il s'agit moins d'une forme inachevée, que de l'idée de commencement et de fragment.<br><br>Il peut être utilisé pour représenter le mouvement, l'élan, la vitesse ou encore l'horizon. En effet, l'arc de cercle possède une particularité que le cercle et le disque n'ont pas : il peut être orienté dans n'importe quelle direction.
Disque
Le disque exprime des concepts fermés, qui se suffisent à eux-mêmes. Il peut décrire la plénitude, l'unité, l'entité, l'individualité, mais peut aussi, tout comme le cercle, contenir. L'univers, par exemple, peut être dépeint sous la forme d'un disque : son contenu est implicite.<br><br>Les disques sont paradoxalement les formes les moins présentes, exception faite du Sohnaris. Toutefois, lorsqu'il est utilisé, il n'est pas rare qu'il y en ait trois ou plus d'un coup, à la différence du cercle.
Cercle
Le cercle peut servir à rassembler plusieurs formes, ou exprimer des concepts autonomes, telle que la perfection, l'infinité ou le néant. Le cercle exprime généralement la notion de cycle, voire de temps. La plupart des symboles contiennent au moins un cercle.<br><br>Paradoxalement, il est optionnel dans le Sohnaris, car son idée est déjà induite par le support. C'est aussi le cas pour d'autres symboles, où son dessin serait considéré comme redondant.
Les symboles primordiaux
Les symboles confèrent une puissance de visualisation qui permettent l'initiation à la pensée symbiotique. Des coups de crayon ou de pinceau, aux mouvements de danse circulaires, les symboles peuvent s'effectuer de diverses façons afin d'entraîner l'esprit à visualiser et à se connecter au monde.
Des vecteurs mentaux
L'exercice des arts occultes primordiaux requiert une certaine force spirituelle. Lorsque des symboles sont dessinés, gravés, ou mis en relief de telle façon à ce qu'ils puissent être immédiatement reconnu et interprété par le cerveau : ils servent alors à la visualisation.L'esprit peut se servir de tels symboles comme des passerelles vers le monde physique.
Entre idée abstraite et figure concrète
La technique de visualisation fonctionne comme un language simplifié à l'extrême. Une langue protéiforme qui se réinvente individuellement. Les formes doivent immédiatement nous évoquer quelque chose : que ce soit un concept ou quelque chose de physique.Ainsi, il existe une multitude de symboles représentant le même sujet, car le dessin de ces symboles est subjectif.
Quelques règles sur la création de symboles
L'agencement de formes se conforme à un ensemble de règles naturelles.- Les traits peuvent se toucher, s'accoler l'un à l'autre, mais jamais se traverser.
- Il est important de limiter le nombre de formes utilisées. Une bonne pratique consiste à essayer de rester en dessous de neuf formes.
- Tout en respectant la première règle, il est important de laisser libre court à son expression, de ne pas s'imposer de règles.